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LES SECRETS DE LA PSYCHOLOGIE ALIMENTAIRE QUI CHANGERONT VOTRE MÉTABOLISME À TOUT JAMAIS

1024 1024 Delphine Remy

Aujourd’hui, j’aimerais aborder les points les plus importants de la psychologie du comportement alimentaire. Ces grandes idées influencent énormément mes techniques de coaching, et je serais curieuse de savoir si vous vous reconnaissez dans certains de ces concepts.  

La plupart d’entre nous pensent qu’une alimentation saine se résume à manger des aliments sains et à prendre des compléments alimentaires, point barre. Est-ce vrai ? Il y a une part de vérité, mais il y a bien plus que cela. Ce que nous mangeons n’est qu’une partie d’une alimentation saine, l’autre partie de l’équation est qui nous sommes, nous, ceux qui se nourrissent. Qu’est-ce que cela peut bien vouloir dire ? Notre personne englobe nos pensées, nos émotions, nos croyances, nos niveaux de stress ou au contraire de relaxation, notre conscience, notre passé, nos dialogues avec nous-même, … Tous ces facteurs ont une influence énorme, et scientifiquement prouvée, sur notre métabolisme. Il n’y a rien de nouveau et pourtant on semble oublier les concepts de « mind-body » tellement présents dans les traditions anciennes. Le corps et l’esprit sont les constituants d’une seule unicité et s’influencent l’un l’autre…

Excellente nouvelle donc : Vous êtes en mesure d’influencer de manière drastique votre métabolisme sans pour autant changer votre alimentation (pour autant qu’elle soit saine). Agissez plutôt sur votre état d’esprit !

Cela peut paraître tiré par les cheveux mais je peux vous dire que c’est une révélation. Dans ma pratique, je constate des métamorphoses extraordinaires, que ce soit au niveau du poids, de la suralimentation, de nombreux problèmes de santé, lorsque mes clients commencent à comprendre et à appliquer ces principes de psychologie du comportement alimentaire.

Quels sont ces « secrets » qui peuvent changer votre métabolisme en profondeur ?

  1. Le stress fait grossir, la relaxation fait maigrir.

Oui, vous avez bien lu. Pour 90% des gens, le stress fait grossir. Il est fascinant de voir comme le stress, les peurs, l’anxiété, la colère, les jugements et, pour couronner le tout, ces petites auto-persuasions négatives (je ne suis pas assez bien, je suis nulle, je suis moche, …) qui tournent en boucle tel un disque rayé, créent un stress physiologique agissant sur le corps. Toutes ces pensées, ce stress, cette négativité font exploser la pompe à cortisol et à insuline, deux hormones qui signalent insidieusement au corps de bien stocker la graisse, de ne pas perdre de poids, et même d’arrêter de créer du muscle. Vous l’avez compris, ces hormones entravent la perte de poids et promeuvent au contraire la surcharge pondérale. Aussi étrange que cela puisse paraître, nous chamboulons littéralement la combustion des calories quand nous sommes stressés. Plus extraordinaire encore, le bonheur, le sourire, la pleine conscience, une respiration bien lente et profonde mettent le corps dans un état physiologique détendu. C’est précisément cet état qui optimise le métabolisme et, par conséquent, la combustion des calories.  

Vous pourriez donc suivre à la lettre le meilleur régime alimentaire de la terre sans résultat tangible ou durable si vous êtes dans un état de stress pas possible. Le pouvoir de votre esprit entravera la perte de poids. C’est prouvé scientifiquement ! Tant de personnes suivent des régimes draconiens et stressants, parfois même sans goût, évidemment impossibles à tenir sur la durée, ou font du sport à outrance en détestant cela, ou même se laissent crever de faim pour maigrir absolument. Toutes ces situations créent un état de stress physiologique (la réaction de lutte et de fuite que je décrirai plus bas) qui se traduit souvent par des réactions chimiques qui empêchent la perte de poids.

  1. Le bonheur promeut une bonne digestion.

Vous souvenez-vous de moments où vous avez mangé dans un état de stress ou d’anxiété ? La plupart des personnes qui mangent en étant stressées, pressées, anxieuses ressentent le brûlant, des ballonnements, des gaz et une digestion inconfortable.

Un peu d’histoire. Connaissez-vous la réaction de fuite ou de lutte (le « fight-or-flight mode ») ? Dans les situations de stress, le corps se met en mode « fuite ou lutte ». Mais qu’est-ce que cela peut bien vouloir dire ? Nous avons fort évolué mais notre cerveau reptilien pas vraiment. Ce mode de défense nous était bien utile quand nous étions poursuivis par un ennemi, homme ou bête, il y a des milliers d’années. Nous étions dotés d’un brillant mode de survie (au résultat parfois discutable, j’en conviens) quand nous étions face à un danger de vie ou de mort. Et que se passait-t-il quand nous étions dans ce mode de fuite ou de lutte ? Le sang circulait vers les extrémités du corps, jambes et bras, pour prendre la fuite, et le corps concentrait la dépense énergétique sur les membres et organes qui en avaient vraiment besoin à ce moment précis, donc pas la digestion ! Super logique, quand nous étions poursuivis par un fauve furieux !

Et bien voilà, notre système nerveux réagit de la même manière aujourd’hui, des milliers d’années plus tard, quand nous sommes en situation de stress (anxiété, déprime, pression, …), notre système digestif en prend un coup. Et voilà encore un exemple qui montre combien notre état émotionnel à une influence énorme sur notre métabolisme. En situation de stress, nous n’assimilons pas les mêmes nutriments que quand nous sommes relaxés.

La plupart de mes clients qui viennent me voir pour des problèmes de poids me disent ne pas comprendre pourquoi ils perdent du poids en vacances alors qu’ils profitent gaiement de tous les buffets et boivent plus de vin. Voilà l’explication de tout ce dont nous avons parlé plus haut, ils sont dans un état de relaxation, ils digèrent mieux, ils assimilent mieux, ils brûlent plus de calorie et la pompe à cortisol et à insuline provoquée par le stress est en chômage technique !

  1. La suralimentation – c’est bien plus simple que vous le croyez.

C’est étonnant de constater que la plupart des gens qui mangent trop pensent qu’ils ont un sérieux problème de volonté. « Si seulement je pouvais contrôler mon appétit, si seulement j’arrêtais d’être un moins que rien sans aucune volonté, je perdrais du poids ».

Voici une bonne nouvelle : vous n’avez pas un problème de volonté, ou plutôt un manque de volonté. Le vrai problème de la plupart des gens qui se suralimentent est le suivant : ils ne mangent pas vraiment quand ils mangent. Quoi ? Oui, ils ne sont pas présents quand ils mangent, ils ne sont pas conscients de ce qu’ils mangent, du goût des aliments, de la texture, ils ne mangent pas lentement en savourant, ils ne se sentent pas réellement « nourris » par leur repas. A ce sujet, je vous invite à relire mes articles sur la pleine conscience « Quatre conseils pour manger en toute conscience » (link Simple ways to practice mindful eating) et « La check list de votre alimentation consciente » (link Mindful eating checklist)

Comment le cerveau décode-t-il tout cela ? Le cerveau a besoin de l’expérience du goût et d’un sentiment de satisfaction quand il mange. S’il n’expérimente pas cette sensation, il loupe une étape importante, pense qu’il n’a pas eu assez et se mettra donc à la recherche de cette expérience satisfaisante en criant « J’ai encore faim ». Mais c’est un faux signal, ce n’est pas la faim qu’il réclame, c’est la conscience de l’action. Conclusion, nous pouvons complètement éviter la suralimentation en mangeant en pleine conscience et en donnant au cerveau la « nourriture » dont il a besoin.

  1. Manger lentement booste le métabolisme.

Une question que je pose souvent aux patients est « Êtes-vous un mangeur rapide, lent ou modéré ? » Si la réponse est rapide, il y a matière à travailler ! Tout simplement parce que manger rapidement est perçu comme un stress par le corps, identique à celui de la lutte ou la fuite, et il entraîne les mêmes réactions physiologiques que nous avons décrites plus haut : une digestion chamboulée, une moins bonne assimilation des nutriments, une moins bonne combustion des calories et un plus grand appétit. Ouch, pas un bon plan ! Nous ne sommes pas biologiquement construits pour dévorer des repas en un temps record.

Bottom line encore et toujours : nous pouvons influencer notre métabolisme en mangeant moins vite. Je vous le promets, j’ai été témoin de transformations radicales avec de nombreux patients. Je sais que c’est un challenge pour beaucoup de manger plus lentement, mais essayez. Au-delà de manger doucement, mangez sensuellement, soyez véritablement « nourris » par vos repas dans tous les sens du terme, profitez de toutes les sensations de l’acte de manger.

  1. Assurez-vous d’avoir suffisamment de Vitamine P – Plaisir !

Pourquoi tant de personnes voient-elles le plaisir comme frivole ou futile ? Eh bien, c’est ridicule car nous en avons biologiquement besoin. Tout organisme présent sur cette terre, du lion à l’homme en passant par le lézard, est biologiquement programmé pour rechercher le plaisir et éviter la douleur. Si vous mangez sans prêter attention à ce que vous faites, le cerveau en redemandera pour éprouver cette sensation de plaisir. Et quelle en sera la conséquence ? La suralimentation. Et si on combine ce manque de plaisir avec un repas avalé à toute vitesse et en étant stressé par mille choses, on cumule bien évidemment les problèmes…

Résultat et bottom line : le cerveau aura besoin de manger plus pour éprouver ce plaisir qu’il recherche. Si vous voulez éprouver du plaisir en mangeant, il ne faut pas s’enfiler un deuxième pot de glace mais il suffit de profiter du premier et d’être conscient, présent, respirer. Le corps et le cerveau feront tout naturellement l’expérience de ce plaisir qu’ils recherchent. Et la bonne nouvelle est que, comme le plaisir est un catalyseur de la relaxation physiologique, il booste la digestion et l’assimilation. Win-win !

  1. Le mangeur émotionnel n’est pas un perdant.

Qui sommes-nous ? Des êtres remplis d’émotions, des émotions riches, complexes, imprévisibles, joyeuses, tristes, … Nous aimons, nous rions, nous nous écroulons, nous nous relevons… Comment pouvons-nous ne pas être des mangeurs émotionnels ? Connaissez-vous quelqu’un qui n’aime pas manger ? L’homme aime manger. Nous aimons la sensation que la nourriture nous procure. Certains adorent cuisiner, certains sont passionnés de nutrition. C’est incontestable, si vous êtes humain, vous apporterez votre côté émotionnel avec vous à table. Une fois que l’on accepte le constat que nous sommes des êtres remplis d’émotions et que l’alimentation en est une source, nous pouvons faire évoluer la réflexion. Mangeons-nous car nous avons un désir inconscient d’enfouir des émotions difficiles ?

Oui, manger « émotionnellement » peut être pénible pour certains, mais je vous invite à réfléchir différemment à la situation. C’est très souvent un symptôme qui pointe vers quelque chose de plus fondamental. C’est très souvent un mécanisme d’alerte de la sagesse du corps (et de l’âme) qui est là pour nous dire quelque chose. Un signal qui nous demande d’être présent et de questionner.

  1. On vire les croyances nutritionnelles toxiques.

Et nous terminons cet article en affirmant que beaucoup d’entre nous ont absorbé, au cours de leur vie, des croyances nutritionnelles aussi toxiques que des vraies toxines ! C’est assez surprenant comme certaines personnes passent leur vie à ressasser des croyances super toxiques et se répètent en continu ces petites phrases : « la nourriture est une ennemie », « la nourriture fait grossir », « le gras fait grossir », « mon appétit est mon ennemi numéro un » ou pire encore « quand j’aurai perdu xx kilos et que j’aurai le corps dont je rêve, je serai enfin heureu(x/se) ».

Si vous croyez que ces petits refrains sont inoffensifs, vous vous trompez. Ils peuvent créer une relation néfaste entre la nourriture et vous-même et engendrer énormément de souffrance. Sans blague, si certains pensent sans arrêt que la nourriture est une ennemie, ils sont dans un mode constant de survie, type lutte ou fuite. C’est fou quand même, un état constant de stress qui entraîne des réactions chimiques en cascade sans qu’ils s’en aperçoivent. Des troubles digestifs engendrés par les simples petites conversations négatives, une diminution de la combustion des calories, un mal-être constant, vous connaissez la suite, je l’ai mentionné à plusieurs reprises. La question importante à vous poser est la suivante : votre relation avec la nourriture vous fait-elle du bien ou est-elle punitive ?

Je conclus en disant qu’une alimentation saine va bien au-delà de ce qui se trouve sur l’assiette. Sont invités également à notre table nos espoirs, nos craintes, nos pensées, notre passé et nos rêves. Et plus nous incluons dans notre profil nutritionnel la vitamine R – Relaxation, la vitamine P – Plaisir, la vitamine T – prendre le Temps et la vitamine L – Love, plus nous nous sentirons « nourris » à tous les niveaux et dans tous les sens du terme.  

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