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LA VÉRITÉ SUR LE POIDS

LA VÉRITÉ SUR LE POIDS

1024 1024 Delphine Remy

À tout moment, nous sommes bombardés d’images, de pubs, de vidéos prônant la minceur absolue. Les grands titres des magazines sont absurdes. « Comment perdre 15 kilos en 30 jours ». « Super star (insérez un nom au choix) est plus mince qu’avant sa grossesse ». Les bouquins de régimes se vendent à gogo et deviennent même des best-sellers traduits dans toutes les langues.

Les médias et le non-sens
Quand je lis tout ça, quand je vois tout ça, quand j’entends les débats d’experts discutant de stratégie en matière de régimes, que ce soit la promesse d’une pilule magique, le nouveau régime miracle ou, pire encore, la nouvelle trouvaille génétique, je reste vraiment sans voix. Il me semble que nous sommes collectivement bloqués dans la même conversation autour du poids depuis une éternité. Et où mène-t-elle ? Nulle part.

Les messages n’évoluent pas
Avec des taux d’obésité record et qui continuent de grimper, je suis étonnée de constater l’anémie générale et de ne voir aucun changement dans ces messages qui ne fonctionnent pas. Après en avoir cité quelques-uns, je vous offrirai un nouveau regard sur le poids.

• Mangez moins, faites plus d’exercice
• Vous n’avez pas assez de volonté
• Essayez le dernier remède miracle pour une perte de poids rapide
• Ce nouveau livre de régime est enfin la solution à vos problèmes de poids
• Faites un bypass, ça résout tout
• Comptez vos calories à chaque repas
• Un jour, bientôt, nous allons simplement changer votre ADN
• Si vous n’arrivez pas à perdre du poids, vous êtes un loser
• Mon Dieu, il est gros, il doit avoir un sérieux problème

La science a échoué dans le domaine de la perte de poids
La culture a également échoué dans ce domaine. Trop de personnes ont un jugement moral très dur vis-à-vis de ceux qui présentent une surcharge pondérale. Et cela contribue à accentuer le problème car qui dit jugement, dit, pour ces personnes visées : déconnexion sociale, apathie voire dépression. Alors, avouons-le une bonne fois pour toute, en matière de poids, nous ne savons pas grand-chose. Comme des moustiques fous, nous nous jetons sur le nouveau régime, le nouveau livre, les édulcorants artificiels, les graisses synthétiques qui ne sont rien d’autre que toxiques.

Alors essayons juste d’avoir un avis éclairé sur la question. C’est le bon moment pour une petite citation. Socrate a dit : « Tout ce que je sais, c’est que je ne sais rien, tandis que les autres croient savoir ce qu’ils ne savent pas ». Partons de ce sage postulat et plongeons-nous dans le mystère du poids. Plutôt que d’essayer de vouloir régler ce problème avec des promesses qui n’ont aucun sens ou de montrer du doigt ceux qui en ont un peu trop, regardons la réalité avec un nouveau prisme.

Nourrissons-nous plutôt de ces quelques réflexions sur le sujet
J’ai commencé ce blog avec la mission de partager mes connaissances en nutrition holistique et psychologie du comportement alimentaire. Je désire partager avec mon audience la relation fascinante qui existe entre le mental, le corps et la nourriture. Je tiens à offrir une nouvelle vision du poids.

  • Le poids est un phénomène complexe et multifactoriel. Le plus souvent, il n’y a pas de solution « noir ou blanc ». Il est temps de reconnaître la complexité psycho-physiologique du poids et de sa perte.
  • L’excès de poids est un symptôme, et chaque symptôme porte en lui un enseignement judicieux. Chaque symptôme veut nous apprendre quelque chose. Nous devons l’honorer comme une opportunité d’évoluer, plutôt que de l’attaquer.
  • Le surpoids peut être lié à un nombre illimité de facteurs nutritionnels et métaboliques.
  • Il peut être causé par un nombre illimité de facteurs émotionnels.
  • L’excès de poids devient de plus en plus un problème génétique.
  • Le poids en trop pourrait même être le résultat d’une combinaison de plusieurs des facteurs mentionnés plus haut.
  • L’excès de poids, souvent, n’appartient pas entièrement à la personne qui le porte. On porte souvent les symptômes des autres, des parents, du collectif. L’exemple le plus évident : peu d’enfants obèses ont réellement “un problème” – il s’agit des parents ou de leur environnement, de leurs pairs, des médias …
  • L’excès de poids n’est plus vraiment un problème personnel, on pourrait même dire que le problème est devenu collectif. C’est-à-dire que si plus de 200 millions d’individus aux États-Unis sont en surpoids (on ne se défend pas mal non plus en Europe), on peut parler de souci collectif. Nous devons changer (soigner) non seulement les habitudes individuelles mais également la dimension culturelle, nettement plus large.
  • Les femmes souffrent d’une manière particulière, plus intense, de l’excès de poids. Nous devons nous demander pourquoi hommes et femmes, pourtant égaux, vivent ce problème différemment.
  • Les troubles alimentaires continuent de grimper en flèche. Or, ceux-ci n’ont absolument rien à voir avec la nourriture en tant que telle. Ce sont les problèmes existentiels, exprimés ou extériorisés via la nourriture qui en sont la cause. Lorsque nous essayons de comprendre le sens de ces troubles, nous constatons qu’ils nous appellent à grandir. Ils mettent le doigt sur les difficultés rencontrées au sein de nos familles et de nos communautés à nous aimer et à nous respecter tels que nous sommes, de manière positive.
  • Une autre statistique plutôt effrayante : 1 jeune fille sur 10 est au régime à cause d’une insatisfaction corporelle. Pourquoi en est-on arrivé là ? A 9 ans, ces petites jeunes filles devraient encore « jouer » de manière insouciante.
  • La relation à la graisse corporelle est parfois gravement pathologique. Tant de personnes estiment que toute graisse corporelle, même en petite quantité, est démoniaque, toxique, anormale, disgracieuse, malsaine. Non-sens ! La graisse corporelle a un but biologique. Pour pousser le raisonnement de manière un peu absurde, si vous ôtiez toute votre graisse en claquant des doigts, vous seriez mort en un instant.
  • Nous projetons nos jugements inconscients, nos préjugés, notre haine, notre moralisme, sur les personnes en surpoids. La société aime secrètement haïr les personnes qui ont un excès de poids. Alors ? Qui a réellement un problème ?
  • Du point de vue de la science, nous ne savons même pas vraiment combien telle personne devrait précisément peser à tel moment donné. Tant de gens se disent toute leur vie : « Je dois perdre 5 kg, 10 kg, 20 kg. » Mais c’est quoi le fondement ? Selon quels critères scientifiques peut-on estimer son poids idéal ?
  • La plupart de la communauté scientifique n’a pas encore vraiment assimilé que l’excédent de poids est un phénomène corporel, mental, psychologique, culturel, voire même spirituel.
  • Je vous rappelle que les problèmes émotionnels et psychiques liés au poids sont beaucoup plus lourds pour les personnes qui en souffrent que le poids lui-même.

All you need is love
Bien plus que la chanson si connue des Beatles, les bénéfices de l’amour sont innombrables. L’amour de soi commence maintenant et non pas quand vous aurez perdu les quelques kilos que vous pensez superflus. Est-ce que vous oseriez dire à votre petit « Je t’aimerai seulement quand tu auras perdu ta graisse de poupon » ? Jamais ! Mais pourquoi donc tant de personnes tiennent-elles le même discours destructeur à leur propre égard ? Allez hop, on vire les listes restrictives, les régimes a gogo et les idées préconçues !

Imaginez une société idéale où nous serions tous libérés de ce poids et du regard des autres. Ne serions-nous pas beaucoup plus heureux et plus épanouis ? Nous serions libres d’accomplir notre travail et notre mission avec tout le sens qu’ils méritent. Tant d’énergie serait libérée ! Nous serions plus créatifs, plus confiants, plus connectés les uns aux autres. Nos cœurs se sentiraient mieux.

Il est plus que temps de reprendre le contrôle et de retrouver notre confiance en nous, avec une sacrée dose de vitamine AAA, celle de l’amour, et de vitamine S, celle de la sagesse. L’amour de soi existe dans le moment présent. L’amour a longtemps été l’ingrédient-clé manquant dans la recette de la perte de poids. Abandonnons nos croyances obsolètes, expérimentons, faisons des erreurs, essayons de nouvelles choses, soyons ouverts et curieux. Cela se fera en apprenant à mieux nous connaître et à nous aimer, en poursuivant nos rêves et nos passions. Comment l’amour et la sagesse pourront-elles nous guider ? Et comment deviendrons-nous l’agent de notre propre changement ? Ce sont là les seules vraies questions importantes à se poser… N’oubliez jamais que le stress et la souffrance engendrés par l’insatisfaction corporelle, émotionnelle et mentale sont bien plus « lourds » que l’excédent de poids et l’obésité.

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